Travail et allaitement   


L’allaitement favorise le maintien du lien mère-enfant, malgré la séparation et facilite l’adaptation de l’enfant et de la mère à ce nouveau rythme de vie.
L’effet protecteur de l’allaitement vis-à-vis des différentes maladies (cf. Chapitre I) est proportionnel à sa durée. Ainsi la poursuite de l’allaitement lors de la reprise du travail est à encourager également pour son aspect sanitaire.
Les employeurs qui soutiennent les mères dans ce projet, ont constaté moins d’absence des parents au travail, des enfants en meilleure santé, des salariées plus épanouies.

  Conseils pour concilier travail et allaitement

Savoir que c’est possible !

Quel que soit les horaires et la longueur de la journée de travail.

Ce qui facilite le projet :

  • Reprise du travail le plus tard possible : cumuler congés annuels, RTT, congé parental…
  • Les premiers jours, prévoir des journées courtes (un temps partiel, même très temporaire, est bienvenu).
  • Reprendre le travail en milieu de semaine,
  • Ne rien changer dans la pratique de l’allaitement (ne pas diminuer le nombre de tétées) jusqu’au jour J de la reprise du travail,
  • Inutile « d’entraîner » le bébé à prendre le biberon,
  • Choisir un lieu de garde proche du lieu de travail permet une  tétée « retrouvaille »  plus précoce, voire une tétée en milieu de journée si la mère peut s’absenter de son travail,
  • Exposer le projet à la personne (ou à la structure) à qui l’enfant sera confié et faire en sorte qu’elle le soutienne (par exemple, faire patienter l’enfant avant le retour de la mère),
  • Quand la mère et l’enfant sont réunis, revenir à un allaitement assez intensif avec des tétées fréquentes y compris la nuit. Le schéma classique : « une tétée matin et soir » est souvent insuffisant pour maintenir la lactation mais constitue un mode de sevrage progressif, si la mère et l’enfant le souhaitent.

Que mange l’enfant lorsque la mère s’absente ?

Selon l’âge et la durée de l’absence, l’enfant peut recevoir :

  • Du lait tiré à l’avance (profiter de la fin du congé maternité pour constituer des réserves de lait à congeler-  //cf. Chapitre  en cas de séparation vidéo expression du lait)
  • Une préparation pour nourrisson ou de suite, si la mère ne souhaite pas ou ne peut pas tirer son lait.
  • Une alimentation diversifiée.
  • Rien, si l’absence est de courte durée.
  • Il est fréquent que le bébé allaité refuse le biberon et attende sa mère pour téter : cela ne doit pas ébranler la personne qui le garde ; cette dernière doit imaginer d’autres moyens pour le faire boire : cuillère, tasse, verre, etc…
  • Le biberon n’est pas un passage obligé, surtout si l’enfant est déjà un peu « grand ».

 



Doc PDF "allaiter et travailler"